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Demain - on ne rasera pas gratis ! Vaut-il mieux soutenir une entreprise en lui fournissant du travail, en versant aux salariés (qui sans soutien auraient été licenciés) des indemnités majorées d'un pourcentage pour continuer à travailler plutôt que d'augmenter à fonds perdus le nombre des assistés victimes d'une crise internationale qu'un seul pays ne peut pas endiguer. Il ne s'agit pas de soutenir des canards boiteux mais de préserver des outils quitte à en changer le manche, de transmettre un savoir faire évolutif sans vouloir tout recommencer à partir de zéro. Vaut-il mieux écouter de vaines larges promesses décrivant des lendemains qui chantent plutôt que d'exiger des engagements précis construits sur des budgets prévisionnels transparents et compréhensibles du plus grand nombre et basés sur des faits avérés ? Vaut-il mieux produire en France ou vendre du Made in France d'importation ? Vaut-il mieux un état qui distribue des richesses symboliques qu'il ne sait plus produire au nom d'une égalité républicaine bafouée ou un état qui met en place les conditions réglementaires pour permettre l'éclosion d'entreprises nouvelles et, assurer à certaines conditions contraintes la survie d'entreprises frappées par les effets d'une mondialisation dans laquelle tous les acteurs ne se battent pas à armes et boucliers équivalents.? Vaut-il mieux soutenir les naufrageurs ou faciliter la vie des entrepreneurs voire des repreneurs ? Vaut-il mieux un financement des états par leur banque centrale ou un financement des états par des banquiers qui empruntent à leur banque centrale ? Vaut-il mieux permettre à de vrais chercheurs d'emploi d'accéder à des formations rapides et alternantes correspondant aux besoins immédiats du marché ou leur laisser le choix de formations "occupantes et variées" sans débouchés réels ? La France est comme le champ du riche laboureur, un trésor y est caché, "travaillez, prenez de la peine..." Il est notoire que l'on attire plus facilement les mouches avec du miel ou autre chose qu'avec du vinaigre mais le vin aigre est là et, sans vouloir s'y habituer, il faut le boire pour retrouver la santé et se donner les moyens pour recommencer à produire un sang nouveau insoucieux des effets d'aubaine (non négligeables mais qu'il ne faudrait plus ni systématiser ni institutionnaliser)., et, redonner force et vigueur aux valeurs du travail. Il ne faut pas reprendre ce qui a été loyalement échangé dans le passé mais il ne faut plus donner quand l'échange disparaît au profit d'un assistanat de complaisance ou de l'exploitation anormale d'acquis (fondés sur une contrepartie qui n'existe plus).. Pour travailler plus, il faut qu'il y ait plus d'emploi et, l'on peut s'interroger sur les raisons profondes qui peuvent motiver ceux qui demandent une politique d'immigration de travail alors que le pays compte tant d'abandonnés du travail, qui coûtent cher à la société et qui lui rapporteraient bénéfices et allégements s'ils retrouvaient une occupation productive qui leur redonnerait foi dans l'avenir et, joie de vivre . A l'heure où les prix de l'énergie s'envolent et, que le changement climatique se rappelle à notre souvenir, l'innovation politique est de rigueur, l'innovation technologique aussi (mais elle se commande peu) d'elles dépend beaucoup. Ce soir, retenons notre souffle, les fers vont se croiser presque sans bruit, après il faudra que tous s'expriment (ou se taisent à jamais ?) il faut que l'ère des engagements s'éclaire et s'ouvre, ses voies en sont étroites et tortueuses , -de plus, nous nous trouvons au milieu du gué qui traverse un fleuve impétueux... -si nous n'y prenons garde, la crue de la crise n'est pas terminée, elle pourrait nous emporter comme elle emporte déjà certains de nos voisins vers des futurs très incertains... Charité bien ordonnée commençant par soi-même, oeuvrons bien pro domo , le bon exemple peut devenir contagieux Ajouter un commentaire
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