"sous surveillance responsable"



de nouvelles régles prévues pour indemniser paysans et pays quand ils subissent du fait de la migration sauvage de semences génétiquement modifiées
Source: Yoshikazu Hirai, “GM treaty requires compensation,” www.asahi.com, October 18, 2010.
Le 15 octobre 2010, un accord a été trouvé pour la mise en place d'un nouveau contrat international permettant aux victimes (particuliers et états) d'obtenir réparation de la part d'entreprises ou d'organisations qui permettent la migration sauvage de semences ou d'espèces animales génétiquement modifiées internationalement commercialisées : le "Protocole Nagoya-Kuala Lumpur additionnel au Protocole sur la Sécurité biologique de Cartagène sur la responsabilité et la compensation".
Déjà plusieurs pays ont été confrontés à la migration sauvage de semences, génétiquement modifiées et n'ayant pas bénéficié d'un agrément qui , perdues lors d'un transport d'aliments pour bétail ou du fait de plantations expérimentales, ont pris racine et dont le pollen a migré.
Le traité permettra aux gouvernements de pays importateurs de poursuivre les parties responsables si des semences perdues lors de transports affectent et endommagent les écosystèmes locaux.
Le Traité vient en résultante du nombre en augmentation constante de constatations que les systèmes de contrôle, mis en place pour contrôler la pollenisation sauvage par des semences génétiquement modifiées ne fonctionnent pas.
(NDLR : Il ne faut pas perdre de vue que ce traité intervient dans le coeur d'une démarche des grands semenciers visant à "breveter" leurs semences génétiquement modifiées afin de percevoir des redevances de la part des utilisateurs pendant plusieurs années- Il ne faut également pas perdre de vue que certaines de ces semences "protégées" par des traitements pesticides changent la nature de l'environnement et modifieraient durablement la physiologie des bétails qui les consomment par le biais d'aliments composites- certaines de ces semences sont également stériles mais certains prétendent que leur "stérilité" pourrait être contagieuse envers d'autres espèces.)
Les débats lors de la réunion de Nagoya ont révélé que seulement 89 des 150 pays signataires en 2000 du Protocole de Cartagène , ont été en mesure de présenter une information concernant les précautions mises en place pour contrôler la non dispersion de semences et de récoltes OGM importées. La plupart des pays n'ayant pas mis en oeuvre de mesures de précaution et de cantonnement sont des pays en voie de développement pour beaucoup situés en Afrique. 47 pays signataires n'ont rien fait..
Par contre un certain nombre de ces pays ont demandé une aide accrue de la part des pays développés pour écrire des textes législatifs et former le personnel de contrôle. Pour aider les pays émergents à mettre en place les institutions nécessaires à la mise en œuvre de ce protocole, un Fonds multilatéral pour le partage des avantages et la protection de la biodiversité sera mis en place d’ici 2012, à l’aide de contributions volontaires. Trois pays: - le Royaume-Uni, la France et le Japon - ont déjà fait part d’engagements financiers.
Le Protocole Nagoya Kuala-Lumpur définit le processus et les régles applicables pour réagir aux dégâts causés aux écosystèmes par des organismes génétiquement modifiés permettant aux gouvernements locaux de rechercher les parties responsables et de les poursuivre auprès des instances judiciaires compétentes tout en précisant qu'en situation d'absence de réaction de la part des responsables des dommages, les autorités administratives devront intervenir directement.
Au Japon, pays important importateur de produits OGM, des migrations sauvages significatives ont été constatées. Un rapport du Ministère japonais de l'agriculture constate que dans les alentours de 8 des 10 ports d'importation, des plants de colza génétiquement modifié poussent en dehors de zones contrôlées. Le rapport ne mentionne pas de mutation ou d'hybridation avec des plantes locales mais un groupe de citoyens de la région d'Aîchi aurait constaté de telles mutations lors d'une campagne de recherche effectuée de 2006 à 2008. Le Japon supervise l'hybridation et d'autres risques sous le couvert de lois locales basées sur le Protocole de Cartagène. Le gouvernement a approuvé l'utilisation de 145 OGM dont des graines de sioja et des variétés de maîs, pour utilisation dans la chaîne alimentaire.Toutefois si la production commerciale de récoltes OGM n'est pas officiellement interdite au Japon, la culture d'OGM est actuellement limitée à des fins de recherche et le Ministère japonais de l'agriculture a indiqué qu'il prévoyait d'intensifier ses recherches sur l'impact des récoltes d'OGM sur les écosystèmes .
Les scientifiques présents à Nagoya ont insisté sur la nécessité urgente de la mise en place d'une politique de contrôle et de suivi des poissons et des arbres génétiquement modifiés. (une société canadienne envisage la commercialisation prochaine de saumons génétiquement modifés à croissance rapide)
Le Protocole Nagoya Kuala -Lumpur repose sur 3 textes-clés:
-le plan stratégique de la Convention sur la diversité biologique (CDB) 2011-2020,
-le protocole sur l’accès et le partage des avantages liés à l’utilisation des ressources génétiques,
-la stratégie sur la mobilisation des ressources financières.
Ce protocole crée un cadre international pour que les bénéfices tirés de l’usage des ressources génétiques par les industriels des pays du Nord, soient en partie partagés avec les pays d’origine, souvent du Sud, sur la base d’un consentement d’autorisation préalable et la signature d’un contrat avec l’Etat concerné et éventuellement les communautés locales détentrices de savoir-faire traditionnels.
D’ici 2 ans (2012), les Etats Parties de la CDB (Convention sur la diversité biologique) devront, traduire ce plan dans une stratégie nationale sur la biodiversité et des plans d’actions.
Pour mémoire:
La production de saumon dans des fermes d'aquaculture diminue la demande de saumon sauvage, mais, paradoxalement, augmente la demande d'autres poissons sauvages.
En effet, les saumons sont carnivores et sont pour le moment nourris d'aliments préparés à base d'autres poissons sauvages. En conséquence, plus la population de saumon d'aquaculture augmente, plus la demande pour les poissons utilisés pour nourrir le saumon augmente aussi. Des travaux sont menés pour substituer des protéines végétales aux protéines animales destinées à nourrir les saumons d'élevage.
L'élevage du saumon dans l'estuaire des rivières à saumons ou des rivières qui abritent des populations de truites peut être néfaste pour ces poissons indigènes. Il est également possible que le bagage génétique du saumon d'élevage vienne polluer celui des saumons sauvages. De plus, l'élevage intensif du saumon peut être une source importante de pollution organique.
Position de la NBSGA concernant le saumon génétiquement modifié: OPPOSITION A LA PRODUCTION DE SAUMONS GENETIQUEMENT MODIFIES ET A CROISSANCE RAPIDE
"NBSGA POSITION: GENETICALLY MODIFIED SALMON - Sep. 21, 2010
A Massachusetts-based company is seeking US regulatory approval for its genetically modified salmon eggs, which they claim grow faster than conventionally farmed salmon.
Salmon that are grown on New Brunswick salmon farms originate from Saint John River wild salmon stock. Through careful selective family-based breeding programs that began with the Atlantic Salmon Broodstock Development Program, the offspring from this local stock have enabled today’s New Brunswick salmon farming industry to produce the highest quality salmon in an economical and environmentally sound manner.
The NBSGA’s position on genetically modified salmon is that its members:
•do not support the commercial production of transgenic fish,
•are not researching or growing transgenic fish,
•have confidence in current fish breeding programs that lead to the production of quality products that are in high demand from both domestic and international markets.
Our position is consistent with that of the International Salmon Farmers Association and with the Canadian Aquaculture Industry Alliance. " We will not consider changing this position until transgenic fish have been declared safe by all relevant regulatory bodies AND until the market demands it. These conditions do not exist today".
Mis à jour (Mercredi, 01 Décembre 2010 12:57)


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