Vendredi, 27 Avril 2012 11:28 | Écrit par Ecologie R | |
A agiter avec ménagement
En Colombie, au Brésil ainsi qu'au Pérou où le vote blanc est dûment comptabilisé, il a une efficacité: lorsque 2/3 des électeurs votent blanc, le scrutin est annulé, le peuple bénéficie ainsi, en quelque sorte, d'un droit de véto.
Il n'en est pas ainsi en France et appeler au vote blanc ne signifie pour les électeurs que:
-1/n'ayant pas trouvé candidat à mon goût,
2/je fais acte de présence ,
3/ l'anonymat couvrira mon refus de choisir, laissant à d'autres la responsabilité du résultat des urnes.
Si les votes blancs étaient était comptabilisés, cela pourrait réserver des surprises tant pour ceux qui l'agitent que pour le pays.
Un budget pluriannuel oui mais pour quelle Europe ?
Qui doit détenir le pouvoir: les élus des peuples ou les fonctionnaires non élus ? Qui doit modifier ou amodier les Lois européennes: les élus des peuples ou les fonctionnaires non élus ou les lobbies internationaux implantés à Bruxelles ? Qui doit déterminer les salaires des fonctionnaires non élus ?les fonctionnaires non élus ou les élus des peuples ? Dépenser mieux plutôt que dépenser moins quand on ne peut pas dépenser plus c'est bien dans les principes mais qui contrôlera les dérives: les élus des peuples ou les fonctionnaires non élus ? Qui devrait vérifier pays par pays, région par région que les projets financés sont conformes aux besoins locaux et menés à terme ? Les fonctionnaires non élus ou les élus des peuples ? Comment seront corrigées voire sanctionnées les dérives éventuelles prévisibles? Prévoir le Budget c'est bien mais ne faudrait-il pas plutôt reconsidérer l'utilité de certaines dépenses afin d'en faire un faisceau délibéré de construction européenne plutôt qu'un système de la redistribution toujours contestée de cotisations élevées bien que par fois insuffisantes car mal coordonnées .
La contribution de Notre Europe reprise ci-dessous dans son intégralité expose utilement les dernières propositions de la Commission pour le cadre financier pluriannuel pour 2014-2020 actuellement en cours de négociation.
Environ un an après la publication des propositions de la Commission et alors qu'un accord final devrait être obtenu d'ici fin 2012, les négociations autour du cadre financier pluriannuel (CFP) de l'UE pour 2014-2020 commencent à se crisper. Certes, personne ne s'attendait à des négociations faciles : les questions liées à son budget ont toujours été une pierre d'achoppement pour l'UE et il est bien sûr extrêmement difficile de discuter des contributions de chacun en temps de crise économique. Pourtant, la première discussion au niveau ministériel lors du dernier Conseil Affaires générales, le 27 mars, a été encore plus tendue que prévu. Pour éviter des négociations longues et houleuses, dont le coût politique serait élevé, il convient de renoncer aux arguments dogmatiques et aux positions figées et d'opter pour une méthode plus pragmatique et constructive, reposant sur les orientations suivantes.
1 – Les propositions de la Commission constituent un bon point de départ
La France navigue depuis 25 ans sur les mers troubles aujourd'hui déchaînées de la mondialisation, des dérives financières qui en résultent, de la dématérialisation de l'argent, de l'appât du lucre immédiat, de la confusion généralisée des valeurs .
Notre navire a subi nombre d'avaries dont certaines sont en cours d'aggravation: il prend eau et ses marins doivent réparer dans l'urgence, alors même que les passagers s'inquiètent et s'agitent en tous sens, sans aider à la manoeuvre.
Il ne s'agit pas aujourd'hui de vendre le poisson à la criée et de partager loyalement la prise, mais bien plutôt de sauver le navire qui, que ce soit par temps calme ou en pleine tempête, ne peut jamais virer brutalement sur son aire pour regagner le port.
Nous n'en sommes pas au "Save Our Souls" mais au "Sortons couverts", sans compter sur autrui pour faire pour nous ce qu'il ne semble pas que nous sachiions faire pour nous mêmes.
Nous ne pouvons pas tout remettre à plat tout de suite mais, nous pouvons colmater les voies d'eau, remettre nos énergies en état parfait, réfléchir à l'avenir sans effacer les leçons du passé, réconcilier nos esprits avec l'obligation de qualité et de performance pour chacun, revenir à une égalité presque disparue par un retour à des obligations pour ceux qui, privilégiés par la garantie d'un emploi pérenne, préfèrent trop souvent amener la discussion dans la rue plutôt que de travailler chacun à leur place et à leur mission, remettre en place les gardes-fous qui ont été supprimés, réduire le recours à l' "à peu près", reprendre force en tonifiant nos voisins européens plutôt que de les entraîner plus bas par un partage généralisé et pérenne des turpitudes.
La rigueur ne veut pas forcément dire le retour au "temps des oeufs durs" mais: mettre de la rigueur dans la gestion, du contrôle dans les investissements, dans les des dépenses, dans la réception de travaux conformes, dans la réduction des embauches népotiques ou courtisanes,dans la préservation des retraites en période d'inflation et de flambée de certains prix, dans le traitement des salaires anormaux voire injustifiés, dans les sanctions de la déviance, dans l'application des sanctions, toutes notions quelque peu et trop longtemps oubliées dans une volonté générale et nécessaire de s'européaniser à tout prix sans plus savoir pourquoi ni comment.
L'Union peut faire la force d'une Europe aussi protectrice de ses citoyens, que le sont des leurs ses grands partenaires, et, néanmoins concurrents mondiaux.
La rivière est large et grosse et nous sommes au milieu du gué. quand comme d'autres nous pourrions être, en pleine mer, au milieu de la tempête en train de naviguer à vue ( certains souhaitant tenter leur chance en sautant à l'eau ) - n'ayons pas peur, mais aidons nous les uns les autres pour parvenir ensemble sains et saufs à la rive sur laquelle nous pourrons choisir notre chemin commun.
Ceux qui ne voteront pas doivent prendre conscience qu'ils sortent d'eux mêmes de la République et mettent en danger leurs droits en ne faisant pas leur devoir.
Lundi, 19 Mars 2012 17:11 | Écrit par EurActiv | |
Fair Trade
Il faut que l'EUROPE s'unisse rapidement autour du respect partagé des traités et d'accords réciproques
D'ici la fin mars 2012, les commissaires européens au Marché intérieur et au Commerce devraient présenter une proposition législative encadrant l'octroi de marchés publics à des entreprises étrangères: Antidumping selon le projet consulté par EurActiv Bruxelles,
Michel Barnier et Karel de Gucht donneraient la possibilité aux membres de rejeter les offres provenant de pays où il est impossible aux entreprises européennes de faire de même.
« Si un pays tiers fait à plusieurs reprises preuve de discrimination envers les entreprises européennes, la Commission pourra appliquer des mesures restrictives ciblées et ainsi lui interdire l'accès à une partie du marché public de l'UE », a expliqué Chantal Hugues, porte parole de Michel Barnier à EurActiv. « Cette procédure sera similaire aux procédures antidumping existantes ».
Les contrats publics représentent 19 % du produit intérieur brut de l'UE, avait déclaré M. Barnier devant la presse avant le Conseil européen des 1er et 2 mars 2012.
Selon une étude de la Commission, la valeur des marchés octroyés à des soumissionnaires d'origine étrangère est de 312 milliards d'euros en Europe alors qu'il ne dépasse pas 34 milliards aux Etats-Unis et 22 milliards au Japon.
Lundi, 12 Mars 2012 10:05 | Écrit par Ecologie R | |
Schengen: changer le management
Bruxelles n'est pas assez réactif
Sans remonter à la mythologie grecque récemment revisitée, Europe a été un espace géographique dans lequel s'est développée puis bâtie au cours des siècles une civilisation commune aux pauples qui ont investi ce territoire et s'y sont fixés.
Cette civilisation s'est faite à partir de traditions religieuses partagées, de dynasties, de conflits d'intérêt et de paix d'intérêt, de congrès qui ont traversé toutes ses frontières pour établir un socle de voeux et permettre la procréation d'une jeune Europe portée sur les fons baptismaux par d'anciens alliés et d'anciens adversaires qui ont eu l'intuition que tous avaient intérêt à se rassembler et plus à gagner en oeuvrant côte à côte qu'en se déchirant mutuellement à intervalles réguliers pour la plus grande satisfaction d'intérêts étrangers.
Bien évidemment cette naissance tant attendue a donné lieu à de grands espoirs pour l'adolescente actuelle qui sortie de l'enfance et d'une puberté boutonneuse accède presque à la majorité .
Très tôt des régles de conduite lui ont été fixées et ainsi le 14 juin 1985 était signée la convention de Schengen promulguant l'ouverture des frontières entre les cinq pays signataires,l'espace Schengen a ensuite été élargi 2 octobre 1997 et Schengen comprend à ce jour 27 pays membres.
Pour s'adapter à l'accueil des nouveaux membres dont beaucoup avaient vécu pendant près de 80 ans dans une globalisation séparée et la nécessité de préciser certaines règles fut concrétisée en 2007 par le Traité de Lisbonne dont le principe était de créer un espace de liberté et de justice en mettant en commun des moyens de coopération policière et judiciaire.
Or malgré des progrès indéniables entre anciens partenaires, certains pays nouveaux venus laissent encore fonctionner des systèmes auxquels des décennies les avaient habitués et les dysfonctionnements sont de plus en plus nombreux .
Mercredi, 08 Février 2012 19:48 | Écrit par Ecologie R | |
Pascal Lamy, 63 ans, ancien élève d'HEC, de Sciences Po et de l'ENA a commencé sa carrière dans la fonction publique française, à l'Inspection générale des finances et au Trésor. Il fut conseiller du ministre de l'économie et des finances, Jacques Delors, et du premier ministre, Pierre Mauroy.
A Bruxelles de 1984 à 1994, il exerce les fonctions de Directeur de cabinet du Président de la Commission européenne, Jacques Delors, dont il est le Sherpa au G7.
En novembre 1994 il rejoint au Crédit Lyonnais la nouvelle équipe chargée de son redressement. Il devient ensuite le Directeur général de la banque présidée par Jean Peyrelevade.
Après la privatisation du Crédit Lyonnais en 1999 , P. Lamy devient Commissaire européen en charge du commerce international, fonction qu'il occupe durant le mandat de la commission présidée par Romano Prodi jusqu'en novembre 2004.Il est président d'honneur de l'association Notre Europe, après y avoir succédé à Jacques Delors.
Depuis le 1er septembre 2005, Pascal Lamy est Directeur général de l'Organisation Mondiale du Commerce (mandat de 4 ans renouvelé en septembre 2009).
Alors que les chefs d'Etat et de gouvernements de l'UE viennent de prendre des décisions essentielles pour les économies européennes, Pascal Lamy replace les débats en cours dans un contexte global en brossant à grands traits le portrait du monde qui se dessine et en imaginant les réformes qui permettraient à l'Europe d'envisager l'avenir avec plus d'optimisme.
Mercredi, 28 Décembre 2011 20:01 | Écrit par Ecologie R | |
Sécurité informatique: personne n'est à l'abri: les plus grandes sociétés mais aussi les plus petites et même les particuliers..
Hackers, usurpations d'identité, collecte et revente d'informations privées, prélèvements bancaires détournés, cartes bancaires copiées, codes de sécurité "fictifs" etc...la dématérialisation n'a pas que du bon !
Sans se laisser gagner par une paranoïa envahissante, quelques exemples: -vous recevez à votre domicile, un an avant votre retraite des offres d'officines de reconstitution de carrière: d'où tiennent elles leurs informations ? Que feront elles de celles que vous leur fournirez éventuellement ? -les cartes de fidélité délivrées par nombre d'enseignes collectent sans grand contrôle beaucoup d'informations sur vos habitudes; -le code de "sécurité" affiché derri-re votre carte bancaire est composé de deux parties les premiers 5 chiffres que vous ne communiquez pas lorsque vous fournissez à un fournisseur étranger les 3 chiffres demandés mais ces 5 chiffres que vous pensiez destinés à vous protéger sont les derniers de votre numéro de carte (bien sûr quand vous 'confiez ' votre carte dans un établissement ne disposant pas du matériel vous permettant d'effectuer vous-même la prise en charge de votre opération (pourquoi n'est il pas obligatoire) votre numéro est exposé à la vue de l'opérateur "présumé honnête" qui est alors totalement équipé pour réaliser des opérations d'un montant limité s'il ne l'est pas -les réseaux sociaux, les téléphones portables à GPS intégré suivent vos déplacements et vos activités, -les nouveaux compteurs EDF permettront à des tiers d'examiner vos habitudes de vie -etc....
Les moyens de rétorsion contre les utilisations frauduleuses de ces éléments qui pourraient bénéficier de l'incroyable explosion d'echanges d'informations entre de parfaits inconnus ne sont pas encore totalement au point, certes les centraux d'ordinateurs de grande capacité de mémoire (10 petaflops et +)
Jeudi, 20 Octobre 2011 14:53 | Écrit par Ecologie R | |
La dette française ne cesse de se creuser
Quelques unes des causes:
Une fonction publique qui ne remplit plus pleinement son contrat, qui coûte trop cher et de plus en plus cher, une fonction publique pléthorique dont les privilèges anormaux obèrent les possibilités de rétablissement pour tous. Une multiplication des emplois "semi-fictifs" de complaisance dans les collectivités territoriales qui réduit à néant les efforts de réduction du coût national de la fonction publique.
Une désindustrialisation profonde résultant de la délocalisation des moteurs de la croissance vers des pays à bas salaires où ils sont partis avec armes et bagages mais aussi avec les revenus fiscaux perdus pour l'état de par la délocalisation de nombreux sièges sociaux.
Il en résulte l'effondrement des exportations françaises et une interrogation des agences de notaton quant à la capacité du pays à rembourser ses emprunts; il en résulte surtout la disparition de millions d'emplois qui ne peuvent tous se retrouver dans le commerce, dans le tourisme ou, comme le proposent certains esprits éclairés dans la fonction publique.
Pourtant le pays a de très importantes ressources, du courage et des savoir-faire, des banquiers parmi les plus puissants du monde bien que derrière ceux de la City (qui aujourd'hui à leur tour menacent de délocaliser vers New York ou vers Shangaï)
Quelques pistes pour relancer la machine:
Une prise de conscience politique des réalités du monde de l'Entreprise: pour qu'elle vive, pour qu'elle embauche, pour qu'elle contribue à la qualité de vie matérielle et sociale du pays, pour qu'elle l'enrichisse :il faut lui offrir: non pas des croissants au réveil mais plutôt un environnement stable, favorable, simplifié qui favorise ces patriotes sociaux et fiscaux avant les autres.
Une prise de conscience des salariés de la fonction publique quant à la précarité globale du système, public/privé confondus et des aménagements nécessaires pour pérenniser certains de ses acquis.
Une évolution bancaire qui, partant du placement de hedge funds incertains se tournerait vers le financement de projets crédibles de PME.
Une éducation nationale plus ouverte au monde de l'entreprise et à ses besoins sous l'auspice protecteur des valeurs républicaines.
Aujourd'hui la France est inquiète pour sa jeunesse et son avenir, 78% des salariés se disent contents de leur boîte mais craignent pour leur emploi et pour leurs retraites après 2018.
La rigueur paraît nécessaire mais demande à être expliquée, motivée et équitableentre tous les acteurset tous les responsables, sans réformes menées à bien , le chaos semble prêt à fraopper à la porte.
" La Fête "J'aime ma boîte" : une occasion annuelle pour se rencontrer et échanger entre collègues à l'intérieur de l'entreprise ou sur des forums locaux ."
Jeudi, 15 Septembre 2011 09:03 | Écrit par Ecologie R | |
Paroles d'un grand banquier et d'un homme d'éthique: Stephen Green, Président du groupe HSBC
Réflexions sur l'argent , la morale et un monde incertain: un dense souffle d'air pur bien filtré
Quelques lignes directrices de cet ouvrage bien charpenté qui n'hésite pas à montrer que la distorsion mondiale entre riches et pauvres est une souffrance pour les pauvres et, un danger pour les riches :
-se remettre en question sans attendre de réponse,
-prendre certains principes pour guides:-l'intégrité (les valeurs comptent dans la valeur),
- des échanges commerciaux supposent une confiance réciproque,
- prendre les autres en considération, non comme des moyens mai comme des fins,
-le véritable accomplissement consiste à vouloir contribuer davantage, et non à s'approprier davantage;
-le véritable traître de la pièce est-il le développement économique gourmand en carbone , ou bien son serviteur, le marché capitaliste ? Les riches devraient connaître la réponse à cette question: : le rendement à la marge diminue avec la croissance de la fortune, le second verre de vin n'a jamais aussi bon goût que le premier et, assez finit par être assez..
Un nouvel ordre mondial:
Il n'existe aucune alternative au marché, nous ne pouvons pas ramener les pendules en arrière, une surveillance, une régulation et, dans les périodes de tension, une intervention sont essentielles de la part ders gouvernements, une coopération accrue entre gouvernements au plan international est nécessaire pour faciliterune surveillance efficace des marchés sans tenir compte des frontières, le centre de gravité de la puissance économique se déplace d'Occident en Orient.
Diacre de l'Eglise anglicane, patron de la banque HSBC, Lord Stephen Green a renoncé à ses bonus pendant la crise. Président de l'Association des banquiers britanniques (BBA), il n'a pas mâché ses mots contre les dérives du secteur. Début 2011, il a quitté sa vie de financier pour devenir secrétaire d'Etat au commerce - bénévole - du gouvernement conservateur de David Cameron.
Adam Smith disait dans la Richesse des nations : "on devrait toujours écouter avec beaucoup de précautions la proposition de toute loi ou réglement émanant des hommes d'affaires, et on ne devrait jamais l'adopter avant de l'avoir examinée longuement et soigneusement, avec une attention non seulement des plus scrupuleuses , mais aussi des plus soupçonneuses. Elle émane d'une catégorie d'hommes dont l'intérêt ne coîncide jamais exactement avec celui du public....."
ISBN 978-2-84573-896-6 Editions Parole et Silence -Communio